La beauté, un regard culturel
Peut-on parler d’une beauté “universelle” ?
Pendant longtemps, l’Occident a présenté ses propres critères esthétiques comme des références absolues : minceur, jeunesse, peau lisse, corps proportionné… Pourtant, dès que l’on observe d’autres civilisations, on se rend compte que la beauté est loin d’être une notion objective. Elle n’est pas naturelle : elle est culturelle.
Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, ce qui est considéré comme beau est très différent. En Mauritanie ou dans certaines régions du Nigéria, par exemple, une femme corpulente est perçue comme belle car ses formes symbolisent la richesse, la fertilité et une bonne santé. À l’opposé, dans certains pays industrialisés, la minceur est valorisée, souvent associée à la maîtrise de soi et à la performance.
Le rapport au visage diffère aussi selon les cultures. En Corée du Sud, le teint clair et le visage en forme de “V” sont devenus des objectifs esthétiques populaires, renforcés par la publicité et la chirurgie esthétique, très répandue. Dans certaines îles du Pacifique, les tatouages faciaux étaient autrefois considérés comme des marques d’honneur, de maturité et de beauté.
Ces différences s’expliquent par des facteurs sociaux : histoire, religion, climat, organisation politique ou encore place des femmes dans la société. La beauté exprime ce qu’un peuple admire, craint ou valorise, comme la force, le statut social, l’appartenance communautaire ou l’individualisme. Autrement dit, les corps racontent une culture.
La mondialisation, cependant, bouscule ces traditions. Internet, les séries internationales, les publicités et les réseaux sociaux diffusent des images standardisées, souvent inspirées de l’Occident. Certaines pratiques esthétiques locales déclinent, tandis que d’autres renaissent : la fierté du cheveu naturel en Afrique, le retour des tatouages maoris en Nouvelle-Zélande ou la visibilité grandissante des mannequins non-conformes dans plusieurs pays.
Ainsi, si la beauté est influencée par une mondialisation dominante, elle reste aussi un espace de résistance et de redéfinition identitaire. Les individus jonglent entre attentes sociales, héritage culturel et désir personnel d’être eux-mêmes. La beauté n’est donc pas seulement une question d’apparence : elle reflète la diversité et la complexité des sociétés humaines.
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